Nicolas Sarkozy par Gerard Miller

Wednesday, 09.05.2007

Bonne chance pour les cinq années à venir!

Voici un Communiqué de la Société des Journalistes de France 3‎ que je viens de recevoir.
Je pense que c’est encore un bel exemple de la mégalomanie de notre “peut-être-président”…
Les ressemblances avec l’ex-président italien Silvio Berlusconi dans ses relations avec la presse sont effrayante.

Voici le communiqué:

Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l’Elysée ?

Trépigne-t-il déjà en s’imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ? Sans doute grisé par les sondages qui le placent en tête du
premier tour, le candidat UMP s’est récemment laissé aller à une petite crise d’autorité dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l’on croyait appartenir à d’autres temps, ceux de la vénérable ORTF. M. Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu’elle n’a pas daigné lui dérouler le tapis rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu’il est venu, le 18 mars dernier, participer à l’émission France Europe Express, présentée par Christine Ockrent. A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d’abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l’emmerde » et qu’il n’a pas envie de la faire !
Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France pour être maquillé, d’autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d’une salle de maquillage).
Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy », voici notre direction sur la sellette.
- « Toute cette direction, il faut la virer », a lâché le candidat UMP, comme le rapporte le Canard Enchaîné du 21 mars 2007.
- « Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder ».

Les Français sont désormais prévenus ! L’une des priorités de Nicolas Sarkozy s’il est élu président de la République sera de couper des têtes à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les courbettes. Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui
semble manifestement pas suffisamment docile. Comme cette récente provocation gratuite à l’adresse d’un journaliste du service politique
- « ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche! ».

Désormais, c’est à la direction qu’il veut s’en prendre!

La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu’être scandalisée par une telle attitude de la part d’un plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que M. Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour l’indépendance des chaînes de service public.

Non, monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils
résisteront à toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes, ce téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d’information.
Par respect pour eux, pour leur intelligence nous n’accepterons jamais aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la part d’aucun autre candidat.

La Société des Journalistes de France 3. Le 23 mars 2007

Dimanche je me suis rendu au consulat de France à Madrid pour voter.

J’ai étais extrement surpris en voyant la queue qui c’etait formée devant le consulat. Elle faisait deux fois la rue… Et quand on pensait être arrivé à la fin du supplice (à l’entrée du consulat) ça continuait et ça devenait pire. À l’interieur la file était divisée en quatre, chaque file pour une partie de l’alphabet (a-b, d-h etc.). Je ne sais pas comment ils ont décidé de partager les groupes de lettres mais dans tout les cas ce n’etais pas équilibré. Certaines personnes arrivées plus d’une heure après moi ont pû voter avant moi parce qu’ils avaient un nom de famille commencant par “la bonne lettre”…

J’ai attendu une heure et demi à l’exterieur et un heure à l’interieur (ce qui était pire parce que ça n’avancait tout simplement pas!). Cela donne deux heure et demi d’attente… hônnetement je pensait que cela n’arrivait que dans le tiers monde. Il y à près de 13000 inscrit sur les listes électorales à Madrid. Je pense que ça aurai pû être mieux organisé.

En sortant du consulat la file d’attente c’était encore ranlongée… il était 17h (plus qu’une heure pour voter!)… je ne pense pas que tout le monde qui le souhaitait ai pû voter.

Cela dit je trouvais assez impressionant que personne ne s’est énervé. Tout s’est déroulé dans la patience (il en fallait) et la bonne humeur (en tout cas jusqu’au cape des 2h d’attente ;) )

Tout ce qu’on ne fait pas pour aller voter!

Voici un article sur la participation des français votant à l’étranger et ici une video sur le même sujet.